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 Les démons ne sont pas toujours ceux que l'on croit [MISSION SOLO]

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Sakaichi Hayabusa

Sakaichi Hayabusa


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Les démons ne sont pas toujours ceux que l'on croit [MISSION SOLO] Empty
MessageSujet: Les démons ne sont pas toujours ceux que l'on croit [MISSION SOLO]   Les démons ne sont pas toujours ceux que l'on croit [MISSION SOLO] Icon_minitimeVen Avr 12, 2019 8:13 pm

- Assez, dit une voix grave et généralement agréable à l'écoute.

Dans une cave peu spacieuse, dont les murs, les peu nombreuses portes, ainsi que les tuyaux étaient usées à un tel point que celle-ci était sans nul doute délabrée et abandonnée, un être à l'apparence extraterrestre résidait assis sur une chaise en bois, et attaché par des liens qui auraient été inutiles autrefois, mais qui l'étaient à cause de son état plus que critique. Effectivement, ce dernier, recouvert de blessures et les vêtements déchirés, était au bourd des vappes, à un tel point où il se mettait à tourner de l'oeil de temps à autres, mais également littéralement... en sang. De ce même sang mauve à la fois acide et pateux qui caractérisait tant ces êtres ignobles. Comment je le sais ? Ce n'est pas à moi qu'il faut le demander. Mais à... cet homme. Ce jeune brun, adossé à un colonne de pierre censée soutenir l'habitation, et les mains plongées dans ce sang morbide, puisqu'il en avait été aspergé. Ses yeux étaient fermés, et son allure à la fois dure... et pourtant, tout à fois décontractée. Comme s'il était à l'aise, bien que l'expression si sérieuse de son visage laissait supposer que ce n'était pas le moment de blaguer avec lui. Et en effet, ça ne l'était pas. Actuellement, il était entrain de "travailler". Enfin, si on pouvait nommer cela un travail. Il n'était pas payé, et faisait cela de son plein gré, désignant la brutalité dont il avait fait preuve comme une nécessité pour passer à l'étape suivante.


Ces derniers jours, l'homme, dont les bras étaient croisés et à découvert étant son t-shirt manches courtes blanc, avait combattu d'arrache-pied pour assurer la stabilité de plusieurs villes, prises en chasse par une horde de monstres affamés de... de quoi, d'ailleurs ? De mal. Le mal était ce qui les nourrissait, les rendait plus fort. Sans scrupule, ils arrachaient la vie d'innocents qui ne demandaient rien d'autre que de vivre paisiblement, afin de rassassier une faim qui, en réalité, ne faisait que davantage grandir. Tout cela par pur égoïsme, avarice, gourmandise. Entre autres, tout ce qui pouvait caractériser un monstre de ce genre, de loin ou de près. Mais tant qu'il était encore en ce bas-monde, et qu'il pouvait encore agir, Sakaichi était bien décidé à stopper leurs agissements. Et c'est justement ce pourquoi il l'avait emmené dans cette cave, lui, cet être à moitié-mort se remettant de ses émotions sur une pauvre chaise en bois qui tenait à peine sur ses quatres pattes. Pendant un long moment, il avait appuyé ses coups d'une rare violence. A un autre endroit dans le monde, des loups aboyaient sous la pleine lune, avant de partir en chasse. Tandis qu'ils plantaient leurs crocs dans la chair de leurs proies, l'Hayabusa assénait un direct du droit sur le front d'un monstre qu'il avait combattu quelques heures auparavant. Mais encore à un autre endroit, cette fois-ci pas si loin de sa position, plusieurs êtres, dont ses ennemis, passaient une soirée de "folie", s'amusant à gaspiller leur argent dans ce qu'il voyait comme des futilités, et se rassassiant de boissons plus alcoolisées les unes que les autres. Entre autres, ce n'était pas tellement son élément. Mais bon, de toute façon, ce n'est pas comme s'il comptait y aller pour se joindre réellement à la fête. Oh que non... la fête allait être d'un tout autre genre. Elle allait prendre une tournure inattendue, et ce, au moment même où il aurait écrasé son premier pas sur le seuil de l'entrée. Autant dire que c'était le moment de faire ressortir ses origines espagnoles, afin de leur offrir une "danse" digne de ce nom, n'est-ce pas ? Rien qu'à cette pensée, un fin sourire s'étira sur le coin de ses lèvres, presque sadique, mais surtout carnassier. Celui d'un véritable chasseur, traquant doucement sa proie, avant de lui rentrer dedans. Il pouvait d'ores et déjà les sentir tandis qu'ils ne se doutaient même pas de son existence, et ce, de par sa capacité spéciale qui n'était autre que celle d'un prédateur aguerri. Mais bon, trêve de plaisanteries. Assez réfléchi, il fallait maintenant passer à l'acte. Il avait suffisamment perdu du temps à tenter de grapiller quelques informations sur ses adversaires à l'un de leurs semblables, et il était dorénavant le moment d'intégrer le jeu, et de le détruire à la racine. 
Ce n'est pas comme s'il ne s'y était pas préparé, d'autant plus. Il pouvait encore sentir la douleur produite par de violentes courbature. Cela faisait plus d'un mois qu'il s'entraînait en préparation à un tel combat. Ayant retourné de nombreuses reprises à son clan, il avait pris les conseils de son mentor, qui lui avait concocté un entraînement spécial dont l'objectif était le renforcement musculaire, spirituel, et énergétique, afin de multiplier sa puissance. Cependant, ce genre de pratiques avaient toujours des répercussions négatives, et de gros risques. Une montée en puissance, mais à quel prix ? Son corps en avait pris un violent coup. Plusieurs fois, il avait frôlé la mort. Il s'agissait d'un entraînement à plusieurs où il affrontait plusieurs maîtres d'arts martiaux différents, dont la maîtrise du ki était excellente mais différente pour chacun d'entre eux. Et ce, pendant plusieurs heures, si ce n'est jours, non-stop. Ces derniers ne lui avaient pas rendu la tâche facile. Au début, il était tellement dépassé, que la première semaine, pas un seul de ses coups n'avait porté atteinte à leur cible. Pourtant, à force de persévérence, et petit à petit, il s'était forgé comme jamais dans la douleur et le sang. Des lames avaient tranché sa peau, des poings s'étaient écrasés sur son visage jusqu'à lui ouvrir l'arcade, les pommettes, et les lèvres, pour lui faire subir un déchaînement de forces majeures, afin de l'endurcir, lui et son corps, dans la souffrance. Le seul répit dont il avait droit, n'était pas suffisant comme pour l'alléger. Tel l'entraînement d'un spartiate, tel un baptême du feu, il s'était battu corps et âme avec certains de ses semblables, le poussant à surpasser ses limites, et de loin, pour pouvoir enfin leur tenir tête, ne serait-ce qu'un minimum, et à poursuivre, d'une façon plus correcte, l'entraînement. Afin de progresser, encore, et encore. Sans relâche, et sans trop de repos. 

Revenant à la réalité en soupirant, l'homme décolla son dos du mur, et porta un dernier coup à son informateur avec la semelle de sa chaussure, pour le mettre simplement dans les vappes. Le laissant là, il remonta dans sa maison, ou plutôt sa cabane, et prit le temps de calmement se doucher, et se changer. Cela ne prit que quelques minutes, étant donné qu'il n'avait fait que se mettre sous l'eau pour retirer les traces de sang sur son corps, en même temps que la sueur. Ensuite, il n'eut qu'à choisir son plus beau costard avec chemise dans son placard, à l'étage. Autant être présentable pour sa première fois dans un casino, non ? Même si, en l'occurrence, elle était un peu spéciale, et que ce n'était pas forcément confortable pour se battre. Mais de ce qu'il en savait, et de ce qu'il en ressentait avec ses capacités de perception, il semblerait qu'il surclassait ses adversaires. Du moins, sur le papier. Personne n'était à l'abri des surprises, et la prudence était de mise. Pour n'importe qui. Approchant de son miroir, il termina d'ajuster sa veste de costume, avant de s'observer tranquillement. Ce n'était pas dans son habitude, mais ça avait son charme, selon lui. Qu'est-ce que ça pouvait bien donner lors d'un combat.. ?


- Apportez-moi deux bouteilles de whisky ! Mesdames et moi-même, on aimerait bien s'amuser un peu, mrhehe.


Au casino, la musique battait son plein. Les nombreuses pistes de danse étaient remplies, et les aires de jeux surchargées. Autant dire que c'était un succès total. C'était ainsi toutes les nuits. Il n'y avait rien de mieux, selon monsieur "M". Toutes ses soirées, il les passait assis autour d'une table V.I.P, avec de jolies demoiselles, et entouré de gardes grouillant dans tous les sens pour assurer la sécurité des lieux. Depuis son balcon qui donnait une vue sur tout le casino, l'homme, ou plutôt le monstre déguisé en homme, pouvait se délecter de cette vue, en direct, de son argent s'accroissant à grande échelle, tandis qu'il prenait du "bon temps" avec des femmes aux délicieuses courbes. Tout cela en sirotant un alcool quelconque, et en jouant de ses atouts de charmeur habillé en costard, mais aussi et surtout de son statut, pour se la couler douce, et se "la péter", comme on dit. Pour en fin de soirée, marquer le nombre de conquêtes réussies durant cette dernière, avec un petit sourire malsain sur le coin des lèvres. Ce n'était plus qu'une banalité, dorénavant, pour lui. Autant dire qu'il était loin d'être prêt pour ce qui allait lui tomber dessus.


Et bien assez tôt, d'autant plus. En effet, il devait être 4:00 du matin lorsqu'il reçut sa dernière boisson alcoolisée de la soirée. Non pas qu'il n'en voulait pas, mais il semblerait que les choses allaient se compliquer pour lui. A peine eut-il le temps de verser le contenu de la bouteille dans le verre de la jeune femme qui l'accompagnait, qu'un bruit similaire à une détonation retentit subitement. En extension de celui-ci, l'un des vigils censés surveiller l'entrée valsa à travers le casino, et ressortit par l'arrière, pour atterrir on ne sait où. Le dj arrêta soudainement la musique, et tout le monde se figea. Certains étaient choqués à un tel point qu'ils n'arrivaient plus à bouger, et d'autres, richards, s'apprêtaient déjà à dégainer un flingue quelconque acheté illégalement au marché noir. Mais tous avaient leurs yeux rivés vers l'entrée. Alors, monsieur M s'approcha du balcon, pencha son buste vers l'avant pour passer sa tête par-dessus, et pour poser son regard sur l'auteur de tout ce vacarme.


- Sakaichi Hayabusa, enchanté, monsieur "M", lui dit-il calmement, comme s'il avait d'ores et déjà prévu qu'il allait le fixer ainsi. Et ce, avec un sourire narquois sur la commissure droite de ses lèvres rosées, tandis qu'il portait lui-même son regard sur l'homme qui était en réalité un monstre. Son expression du visage ne pouvait vouloir dire qu'une chose : les rôles étaient inversés, dorénavant. Entre autres, ses yeux lui communiquaient un message simple : "Tu es le chassé, et je suis le chasseur. Que tu le veuilles ou non."


Aussitôt son message fut compris par le monstre en costard cravate, aussitôt le brun entra en action. Produisant une simple boule d'énergie bleutée dans sa main droite, il tendit le bras pour la projeter à une vitesse ahurissante, vers le visage de sa nouvelle proie, qu'elle réussit à esquiver de peu, bien que surpris. Ainsi, la boule concentrée en ki provoqua une explosion après être entré en contact avec le mur arrière, le détruisant complètement bien que la marque du vigile s'y était déjà imprégnée. Ce fut à cet instant même que tout le monde s'affola. Les innocents gens venus pour trouver de l'amusement, bien qu'il ne voyait pas cela comme tel, s'en allèrent en courant, pour échapper à ce qui allait suivre, sous les yeux enragés du chef des lieux. L'Hayabusa ne les en empêcha pas, et se décala même du seuil de la porte pour leur faire comprendre qu'il les laisserait partir même par l'entrée. Ils n'étaient pas leur cible. Bien au contraire, celui qui l'était, avait une toute autre nature.


Quant aux gardes, ils sortirent, dans un premier temps, des armes de poing qu'il pointèrent vers Sakaichi avant de lui tirer dessus. Inutilement, évidemment, puisque les balles ricochèrent sur sa peau, ne faisant que percer son costard noir. Et ils le savaient très bien. Mais ils ne faisaient que masquer leur véritable nature, pour mentir, et encore mentir, juuuuusqu'au bout. "Quelle plaie, tout de même", se disait-il. "Comment ils pouvaient être aussi comédiens ?". En réalité, il ne voulait même pas connaître la réponse. La seule raison de sa venue était le patron du casino. S'il l'éliminait, il ne faisait aucun doute que tous les autres allaient suivre. Etant donné que c'était lui, le gros lot. C'était lui, le chef de troupe. Le bélier parmi des brebis. Suffisait de l'anéantir, et ses subordonnés s'en iraient, ou le suivraient dans sa perte. Peu importe, en fin de compte. Mais il était temps de redevenir sérieux. La plaisanterie avait assez duré. De ce fait, une fois que les lieux furent complètement vide de terriens, excepté lui, et après que les gardes aient vidé leurs cartouches sur lui, l'homme s'avança davantage dans le casino. D'une démarche à la fois sereine, mais pourtant, bien décidée.


- Qu'est-ce que vous voulez ? demanda fièrement le patron du bar depuis le haut de son balcon, les mains posées dessus pour se soutenir tandis qu'il continuait de se donner le rôle d'un gros dur, sans crainte. Pour le coup, fallait dire qu'il était bon acteur. Mais en y regardant de plus près, il était facile de voir à quel point il avait la trouille. L'angoisse rongeait ses intestins, mais il faisait au mieux pour le cacher. C'est ça, de passer autant de temps à s'amuser dans un casino, plutôt que de s'entraîner. A trop se reposer sur ses loriers, on devenait mou. En même temps, qui s'attaquerait à lui, n'est-ce pas ? Dorénavant, on avait la réponse.


- Ta tête, rétorqua-t-il aussi calmement que l'expression, bien que sérieuse et dorénavant concentrée sur la suite des événements, de son visage, tandis qu'il avait levé le menton pour pouvoir ancrer son regard lassé dans le sien, afin d'être le plus honnête possible avec lui.


- Et pour quelle raison ? Je ne te connais même pas. Tu veux mon argent, c'est ça ? Tu pourrais travailler pour moi, tu serais bien payé, lui répondit-il, après avoir marqué un léger silence, durant lequel ils s'étaient fixés, et pendant lequel monsieur M avait bu une grande gorgée de son whisky, après avoir demandé à la jeune femme qui l'accompagnait de le servir, avant qu'elle ne vienne se poster à côté de lui pour offrir quelques douces caresses à son bras, dans sa robe rouge moulante. 


- L'argent ne m'intéresse pas. Si je suis ici, c'est pour mettre fin à toutes vos magouilles, à toi et tes subordonnés. Vous avez fait suffisamment de mal, et il est temps de payer, dorénavant.


En même temps qu'il lui répondait, il passa son regard par dessus son épaule, après avoir ressenti l'énergie de plusieurs êtres maléfiques se regrouper derrière lui. Soupirant vaguement, il reporta son attention sur le patron.


- Je ne savais pas que tu souhaitais tant voir tes hommes se faire du mal. 


- Ils vont se charger de toi, et ensuite j'enverrai ton corps à la morgue pour le faire brûler.


La haine se faisait ressentir à travers ses paroles, mais l'assurance, également. Il avait repris confiance, semblerait-il. Peut-être que voir ses hommes ne pas se défiler lui permettait de se sentir fort, et ainsi, de "montrer les crocs". Qu'il en soit ainsi, en ce cas. Il fallait bien commencer par l'entrée, d'une certaine façon, non ?


A peine eut-il le temps de se retourner, qu'un des monstres s'était déjà lancé sur lui, suivi de trois de ses camarades. Les autres, derrière, se mirent alors à charger leur ki, pour une raison quelconque. Celui qui arriva en premier devant lui avait armé son poing, et tenta de le lui écraser sur le nez. Avec aisance, Sakaichi pencha la tête sur le côté tout en écartant les jambes et descendant légèrement sur ses appuis en repliant les genoux, afin d'assurer sa stabilité pendant l'esquive. Aussitôt celle-ci s'enclencha, aussitôt il riposta en attrapant le bras de l'homme avec un bras, tandis qu'il se tournait tout en le tirant vers lui, et en se récroquevillant. Cela dans l'objectif de le faire passer par dessus son épaule dans une prise basique de judo, mais avec une force peu commune. A tel point que lors de l'impact avec le sol, celui-ci se fissura violemment en provoquant une secousse dans tout le bâtiment. Le monstre subit un puissant choc qui s'étala sur l'entierté de son corps, et qui le sonna suffisamment comme pour le mettre hors d'état de nuire pendant quelques instants. Pourtant, ses camarades n'en étaient pas moins motivés à le vaincre. Probablement pour prouver à leur patron qu'ils avaient des tripes, et qu'ils méritaient une promotion. Malheureusement pour l'un d'entre eux, c'était perdu d'avance. 


Le deuxième essaya de profiter du fait qu'il soit de dos à lui pour frapper ruer de coups sa colonne vertébrale, voir sa nuque. Des points sensibles à ne pas négliger, il est vrai. Cependant, c'était sans compter la vitesse d'exécution de l'Hayabusa. A peine avait-il effectué sa prise de judo, qu'il se tourna sur son profil droit tout en levant sa jambe droite avec une impressionnante souplesse, afin d'en envoyer la semelle de pied frapper violemment, tel une lance, le menton du monstre. Celui s'envola sous le choc qui produisait une onde à l'impact, accompagnée du bruit des os entrain de se briser, en laissant une traînée de sang dans les airs sur son trajet, qui l'amena à traverser le plafond, et à sortir de la boîte. Après avoir asséné ce coup de pied technique, l'homme replia sa jambe encore en l'air afin d'en emmener le pied s'écraser contre le sol devant lui, tout en se tournant complètement pour se mettre de face au troisième garde du premier groupe d'assaillants, dont les deux derniers, en retrait, chargeaient une attaque d'énergie en joignant tendant leurs mains vers un point commun afin d'y produire une gigantesque boule de ki noirâtre, à l'effigie de leur malfaisance. 


L'attaquant en question, en garde, bondit sur son adversaire et tenta de le feinter en simulant un coup de poing du droit, alors qu'en réalité, il préparait un coup de pied. Une feinte qui lui fit perdre un quart de secondes de trop, Sakaichi n'ayant pas perdu de temps pour faire éclater son crâne contre son poing gauche plus dur que de l'acier, avec un magistral crochet dont le mouvement avait été marié à une rotation du bassin et du buste sur la droite afin d'offrir plus de puissance. Un crochet qui ne manqua pas d'atteindre la tempe de sa cible, dont la tête, suivie du corps, parcourut une distance de quelques mètres avant de s'enfoncer de s'imprimer dans le mur. Cela faisait le troisième garde mis au tapis. Et ce, sans avoir adopté sa véritable posture de combat, pour le moment. Mais malgré tout, pendant qu'il s'était occupé d'eux, même si ça n'avait duré que quelques secondes, plusieurs autres membres de l'organisation avaient rejoints différents postes. Tel que des balcons disposés ici pour les plus faibles, de sorte à pouvoir entourer la pièce principale dans laquelle se trouvait Sakaichi. Mais quant aux plus forts du groupe, ils rejoignirent tous leur chef, pour assurer sa sécurité de façon optimale, en se plantant comme des piques à ses côtés, mains jointes au niveau de l'entre-jambe, tel de véritables vigils sans émotions. C'est fou ce qu'ils savaient bien jouer leurs rôles, non ? Allaient-ils garder cette dignité tout du long ? Bonne question. On ne savait pas quoi s'attendre avec ce genre de filous, qui jouaient à l'honorable, avant de briser ce masque une fois qu'ils étaient dépassés. Mais on devrait s'en rendre compte bien assez tôt. Après avoir éliminé l'assaillant, il ressentit une multitude d'énergies se rassembler en un point, soudainement. A la base, il n'y en avait que deux, mais maintenant qu'ils étaient plus nombreux, une quinzaine environ en comptant les vigils les plus importants cités précédemment, certains avaient assemblé leurs forces pour les concentrer en un seul point. Cependant, un facteur coinçait.


- Tu comptes vraiment détruire ton casino ? dit-il directement au patron, puisqu'il voyait les autres comme de simples sous-fifres, et qu'il était inutile de leur adresser la parole. Tout cela en se tournant à nouveau pour faire certes dos à la boule, mais face au patron, aussi calmement que d'habitude. Ce fut alors avec un sourire macabre aux lèvres que ce dernier lui répondit.


- Non, sûrement pas...

A cet instant précis, comme s'il s'était concerté avec son personnel par télépathie, le monstre que Sakaichi avait précédemment neutralisé avec une prise de judo, et qui se trouvait de ce fait à ses pieds, leva sa main droite, et produit une boule de ki qu'il éjecta sur le menton de l'Hayabusa. Celui-ci, sous la puissance du choc, fut projeté dans les airs, et quitta lui aussi le casino après que son dos ait percuté une autre partie du toit, et après que ce dernier se soit détruit à l'impact. Valsant alors à quelques mètres de hauteur, l'homme mit quelques instants à reprendre ses esprits. Sa vue était brouillée à cause de l'explosion prise en plein visage. Mais ce n'était pas cela qui l'étonnait le plus. Ce qu'il trouvait le plus étonnant n'était autre que la puissance de cette boule de ki. Comment cela se faisait-il qu'il avait réussi à dégager une énergie aussi rapidement, mais surtout à la faire accroître sans même qu'il ne le remarque. C'était tout bonnement impossible lorsqu'on connaissait les capacités de perception de Sakaichi. Mais ce qui était le plus étonnant dans cela, c'était la puissance de l'attaque, qui n'avait rien à voir avec celle qu'il avait pu ressentir en jaugeant cet adversaire, qui avait réussi à l'amocher, bien que légèrement. Son arcade droite s'était ouverte, et du sang en jaillissait doucement, tel une douce cascade, pour venir s'écouler le long de son visage jusqu'à son menton, depuis lequel il s'égoutta. Heureusement, il avait pris conscience des faits bien assez tôt comme pour se redresser dans les airs, et se mettre à léviter, tout en observant le casino depuis sa position. Position qui lui offrait aussi une vue sur la rue, dans laquelle plusieurs voitures de police commençaient à se regrouper, sirènes allumées. Au fond de lui, la rage commença à grimper, mais il ne se laissa pas submerger par celle-ci, afin d'éviter de ravager la ville qu'il était entrain justement de protéger. En voyant que des policiers pouvaient être mis en danger, en plus de certains civils curieux, il trouva l'idée d'amener le combat en hauteur plutôt propice. Ce léger temps de répit qu'il avait gagné en étant projeté lui permit également d'analyser correctement les effectifs, et de tenter de déceler la manière avec laquelle le monstre avait réussi à faire accroître sa puissance sans qu'il le remarque. En parallèle de sa réflexion, il attrapa sa veste de costard en même temps que sa chemise en les agrippant avec sa main gauche, avant de les tirer pour les déchirer, de sorte à s'en débarrasser, et à être plus à l'aise pour combattre. Dévoilant sa musculature à la masse importante, et aux traits dessinés au millimètre près, ses adversaires ne tardèrent pas non plus à se montrer en sortant tous par les trous du toit. Et avec eux, la gigantesque boule noire qui continuait de s'accroître en énergie maléfique. 


En quelques instants, une dizaine de soldats se mirent entre lui et le casino en lui faisant face, tous en garde. Il était temps de passer véritablement au sérieux, et de se concentrer un peu plus. Le fait d'avoir trop plaisanté lui avait porté préjudice, et dorénavant, ils préparaient un coup énorme. La dernière fois que cela lui était arrivé, il avait réussi à dévier l'attaque de peu. Mais cette fois, il était arrivé plus entraîné. Entre autres, plus fort, plus résistant, plus agile. Il ne pouvait pas laisser faire. Même si c'était lui le provocateur de cette bataille, il se devait tôt ou tard d'attaquer la racine pour s'en débarrasser une bonne fois pour toutes. Maintenant qu'il avait pris conscience que ses ennemis avaient plusieurs tours dans leur manche qui les mettaient à niveau, Sakaichi Hayabusa se devait de ne plus faire ce genre d'erreurs.


- Que le véritable combat commence.


Le brun recula son pied droit tout en l'orientant vers l'extérieur, pour le mettre en retrait par rapport à gauche, tout en repliant légèrement les genoux. Ses deux mains entrouvertes se levèrent enfin pour compléter sa garde, tandis que ses épaules prenaient une disposition similaire à ses jambes. Sa sénestre se plaça de face à ses adversaires et à hauteur de son torse, le bras quelque peu tendu en leur direction, alors que sa dextre resta près de son visage, au niveau de son menton. Son buste et son bassin étaient tous deux orientés vers la droite, présentant quasiment son profil gauche. Une fois sa posture de combat adoptée face à ses nombreux adversaires qui se ruaient tous sur lui, tel un fier combattant, l'homme attendit qu'ils soient assez proches pour faire rugir son énergie en déployant subitement son aura bleutée qui vint à l'entourer, ce qui eut comme effet de provoquer une bourrasque violente de vent tout autour de lui, repoussant n'importe quel être s'étant trop approché de sa personne. Sourcils froncés, dents serrées, et nez plissé, il n'y avait nul doute sur son énervement certain, mais pourtant contrôlé.


A l'aide d'une projection de ki, l'homme fusa à toute vitesse vers le groupe d'ennemis, tout en fermant son poing droit. Ne cherchant même pas à le feinter, il cibla celui se trouvant au milieu, et le prit de vitesse en lui assénant un direct dans le bide, dont la puissance avait été multipliée par l'accompagnement de son épaule et son bassin lors du mouvement, à un tel point que son poing s'était enfoncé dans sa chair. A l'impact, une explosion d'énergie se produisit, et l'envoya bouler jusqu'au sol, dans lequel il se cloua littéralement. Ses semblables réagirent au quart de tour, et l'entourèrent pour tenter une attaque simultanée à des endroits différents de son corps. En profitant toujours de sa vitesse supérieure à la leur, l'Hayabusa n'eut qu'à lever son pied à l'horizontale tout en concentrant son ki autour de celui-ci, et à tourner sur lui-même pour repousser l'attaque d'un revers latéral du tibia qui découpa littéralement en deux l'un des assaillants, étant donné qu'il avait modelé son énergie autour de sa jambe afin de la rendre tranchante. Mais ce n'était pas tout. En terminant sa rotation de 360°, il tendit ses deux mains vers les adversaires les plus en retrait, et de celles-ci jaillirent plusieurs petites boules d'énergies tellement denses que leur noyau en était devenu lui aussi noir. Se frayant un chemin dans l'air, elles atteignirent leurs cibles, et provoquèrent une multitude d'impressionnantes explosions, qui, pendant un instant, illuminèrent la ville comme si le soleil s'était levé beaucoup trop tôt, tout en éliminant trois de ses ennemis comme si ce n'était rien. 


L'excitation d'un combat, l'adrénaline produite en conséquence, ne pouvaient que lui offrir, secrètement, un certain plaisir. Il était vrai qu'il se battait pour protéger une ville. Mais au fond de lui, dans sa véritable nature, il y avait toujours cette part de désir de combattre. De désir de se pousser jusqu'à ses retranchements, et d'arracher ses cibles à la manière d'une bête sauvage, puisque tel était son style de combat. Un cocktail de fluidité, agilité, technicité, et précision, mais aussi et surtout de violence, force brute, brutalité, et puissance. Un mariage de plusieurs éléments différents réunis en un seul homme, le faisant devenir une arme lâchée sur le champ de bataille avec comme seul objectif de nettoyer et lapider ses adversaires, sans en laisser une seule trace. Pourtant, ce n'était pas le dernier à méditer. Mais ça ne l'empêchait pas d'être aussi vorace lors d'un combat. N'importe qui pouvait s'en rendre compte, d'ailleurs. Ce que dégageait son aura avait quelque chose de particulier. Comme s'il était plongé dans un état primitif sauvage, qui donnait l'impression d'étouffer ses adversaires par la simple présence de son énergie dans les environs. Il était clair que les plus faibles d'esprits ne tiendraient pas le choc. Soudainement, Sakaichi se tourna vers ces derniers, et les foudroya du regard, visiblement en colère.


- Vous avez trois secondes pour partir de cette planète, et ne plus jamais revenir. Si vous ne le faites pas, vous êtes morts.


Dépassés par les événements, certains démons hésitèrent à s'en aller. Mais en l'occurrence, il n'y avait pas de place pour l'hésitation. Il avait dit trois secondes, pas une de plus, pas une de moins. De ce fait, au bout de ces dernières, alors que certains s'apprêtaient bel et bien à partir, le reste s'en allant d'ores et déjà, il en attrapa deux par la nuque, un dans chaque main, et les jeta comme de vulgaires projectiles en direction du casino, afin de se servir d'eux comme de distraction, puisqu'il les envoyait directement sur la boule d'énergie que leurs semblables préparaient depuis tout ce temps, et qui avait pris des propotions gargantuesques. S'il ne s'en occupait pas au plus vite, il se pourrait que cette attaque puisse raser la moitié de la Terre, à en croire la puissance maléfique qu'elle avait amassée. Cette dernière était tellement etouffante et malsaine qu'elle attaquait les voies nasales, ce qui neutralisa les policiers présents sur la scène en les assommant après quelques nausées et vomissements. C'était dire à quel point elle pouvait être remplie de mauvaises choses. Cependant, sa distraction ne marcha pas. Lui qui voulait gagner du temps en se disant que ses adversaires n'allaient pas lancer la boule étant donné que certains de leurs alliés se trouvaient sur la route, il se trompa. Ils n'en avaient rien à carrer. Un esprit d'équipe plutôt étrange puisque la boule fut projetée à pleine puissance en sa direction, avalant leurs coéquipiers par la même occasion. Derrière elle, une voix s'exclama. Cette voix rauque et répugnante que caractérisait mister M.


AHAHAHAHA ! ANEANTISSEZ-LE, QU'ON EN FINISSE AVEC LUI UNE BONNE FOIS POUR TOUTES !


- Amusant, rétorqua le jeune homme, tout en esquissant un léger sourire en coin.
 
Calmement, il tendit sa main droite pour la mettre face à la boule, en inspirant longuement pour canaliser son énergie. Vous me direz : pourquoi vouloir l'encaisser alors qu'il pourrait faire bien plus intelligent ? Et en ce cas, il faut que vous sachiez une chose. Ce combat n'était pas tellement difficile à gérer pour l'homme. Mais ce combat était pour lui plus un entraînement qu'autre chose. Entre autres, comme à l'entraînement, il se laissait subir certaines attaques dans l'objectif d'habituer son corps à supporter la douleur, et à se renforcer. Et bien, c'était exactement le même procédé. Laisser l'attaque venir, réussir à la supporter, et ensuite pouvoir maintenir le combat même avec ce genre de blessures. Peu ingénieux pour certains, trop douloureux pour d'autres. Peu importe. S'il voulait grimper en puissance au plus vite pour faire face à des menaces beaucoup plus importantes que celle-ci, c'était le genre de sacrifices qu'il était prêt à endurer et à supporter durant des jours et même des semaines s'il le fallait.


En un instant seulement, la boule se stoppa net lorsqu'elle entra en contact avec la main du guerrier. Bien qu'il se soit mis à froncer les sourcils lors de l'impact, ce n'était visiblement pas tant compliqué que cela pour lui de supporter l'énergie, pourtant carnivore, de celle-ci, puisqu'il la maintenait à une seule main. Cependant, et à sa surprise, même après avoir lancé l'attaque, les monstres continuaient à l'alimenter en énergie. A la nourrir de sorte à ce qu'elle grandisse, encore, et encore. Et ce, jusqu'à devenir une véritable menace pour toute la Terre elle-même, suffisante comme pour que sa main gauche rejoigne la droite pour avoir la force de la maintenir. Qu'est-ce qu'il en adviendrait de la planète bleue si l'attaque lui explosait de plein fouet ? Ce n'était pas une possibilité à envisager. Alors, voilà que ses muscles massifs se mirent à se contracter en accentuant par la même occasion leurs traits si bien sculptés. Des veines gonflaient sous sa peau par-ci, et par-là. Notamment sur ses deux biceps, et sur son cou. Signe, pour faire simple, qu'il y avait un véritable effort de sa part qui s'était enclenché. 


Un effort assez conséquent, étant donné le résultat. En quelques secondes seulement, Sakaichi leva la boule par dessus lui, comme si elle était sienne. Cela étant fait, il la lâcha, et en même temps, pencha son buste vers l'arrière en cambrant le dos pour entamer une pirouette, et offrir de l'élan à son pied droit qui finit par la percuter, accompagné d'une explosion à l'impact. La puissance fut suffisante pour pousser la boule en dehors de la Terre à une vitesse qui ne faisait que prouver la force mise dans le coup. Une fois à l'extérieur, elle perdit connexion avec ses utilisateurs, et explosa en un torrent de flammes noires, et d'éclairs rouges, visibles depuis notre petite planète. Une sensation de mal-être en jaillissait pour ceux dont l'esprit était tourmenté. Pour sa part, cela n'avait fait que d'autant plus l'énerver. Après avoir vaguement regardé le "feu d'artifices", Sakaichi reporta son attention sur les ennemis restants. Ils n'étaient plus que trois, avec le chef y compris, et sans compter la jeune demoiselle qui les accompagnait. Mais c'était sans nul doute les trois plus puissants membres de leur faction. Quant à la femme... étrange. Il ne lui avait prêté aucun intérêt, mais dorénavant, des doutes s'installèrent. Et si c'était elle qui avait réussi à faire accroître la puissance de l'un des plus faibles soldats, pour lui permettre d'user d'une attaque dont la force était devenue colossale, pendant un instant seulement. Alors qu'il passait son regard sur elle, cette dernière sourit sensuellement. Coupable. Il avait sans nul doute la coupable, qui n'était autre qu'un atout majeur, et de taille. Il devait s'agir d'une utilisatrice de sortilèges. Evidemment qu'elle en était une. C'était une certitude, qui allait lui permettre de mieux jauger ses adversaires, et de prendre de meilleures décisions pour la suite du combat.


- Je vois que tu t'en sors bien et que tu réfléchis beaucoup... Tu nous analyses, mh ? Soit. Si ces incapables n'arrivent pas à t'envoyer six pieds sous terre, je le ferai moi-même, dit mister M. Ce en même temps qu'il détachait sa cravate, et qu'il retirait son costard ainsi que sa chemise pour les donner à la jolie femme qui lui servait d'assistante. Histoire d'être d'égale à égale avec Sakaichi, probablement, en dévoilant lui aussi une impressionnante musculature. En parallèle à cela, son corps entier se métamorphosait. Le camouflage en terrien laissait place à une allure plus démoniaque, à la peau rouge recouverte d'écailles. Dès que cela fut fait, il le rejoint à sa hauteur en lévitant, pour se mettre de face à lui. Bien que quelques mètres de distance les séparait encore. 


- Tu dévoiles enfin ta vraie nature, à ce que je vois, répondit l'homme âgé encore que de dix-sept ans, alors que son regard ne se détachait plus du sien, et que la tension grimpait doucement. Leur échange allait sans nul doute être intense, et ils le savaient tous les deux. 


La ville entière s'était réveillée. De leurs balcons, certains habitants observaient la scène, apeurés. D'autres commençaient à s'en aller pour fuir le terrible combat qui allait avoir lieu. Quant aux policiers évanouis, ils reprirent connaissance au bout de quelques secondes, après l'explosion de la boule. Ces derniers, dépassés par les événements, ne pouvaient qu'observer, ébahis. Et ce, sans quitter leurs postes, fidèles à leur travail. Même s'ils n'étaient pas en mesure de faire quoi que ce soit, en l'occurrence. 


- Bien obligé, avec ce qu'il s'est produit. Je dois avouer que tu t'en sors vraiment bien. C'est tellement dommage que tu gâches ton talent à vouloir jouer les Justiciers masqués alors que moi... j'aurai pu t'offrir une vie de rêve. Il n'est jamais trop tard pour renoncer, tu sais ? 


Le monstre tendit sa main droite, comme s'il lui faisait une offre. Observant cette dernière quelques instants, l'homme ne mit pas bien longtemps à briser le silence, mais surtout, à balayer tout doute sur sa personne. Il n'était pas question qu'il rejoigne son organisation. Certainement pas. Sereinement, il reposa son regard sur les policiers, et éleva sa voix à leur attention.


- Faites au plus vite pour évacuer le plus de monde possible, s'il-vous-plaît. Une fois fait, ne revenez plus. Partez le plus loin possible, le temps que je puisse régler cette histoire. Désolé d'avance pour les dégâts occasionnés, messieurs. Je me porterai garant pour vous aider à reconstruire les lieux.


Une gentillesse émanait de la façon qu'il avait de leur parler. En fait, il voulait les rassurer, et leur donner espoir. Eux qui étaient complètement surpassés par ce qui était entrain de se produire se devaient de s'accrocher, et de se soutenir, afin de surmonter cette épreuve. Tous ensemble. Lui y compris. Ceci étant fait, il put enfin se concentrer seulement sur le patron du casino et sa dernière subordonnée, pendant que les policiers s'activaient comme il leur avait demandé. 


- Mmmmh... Tant pis. Tu n'es décidément pas très intelligent, surenchérit-il en secouant la tête de gauche à droite, comme déçu.


- Faut croire, rétorqua Sakaichi, avec sérieux.


En une fraction de secondes, les deux guerriers se mirent en garde, face à face. L'Hayabusa adopta la même posture de combat que précédemment, tandis que le monstre avait une garde plus similaire à celle d'un boxeur. Les poings fermés près de la mâchoire, les coudes le long du corps, et les jambes écartées et repliées pour la stabilité. Leurs expressions du visage étaient similaires : concentrées, et sérieuses, donnant l'impression qu'ils maîtrisaient le combat chacun de leur côté.


Pendant quelques instants, l'un comme l'autre restèrent figés. Mais subitement, comme s'ils s'attendaient tous les deux au tournant, ils se mirent à se mouvoir simultanément. Le monstre raccourcit la distance les séparant en effectuant des balancements avec son buste, de droite à gauche, tel un boxeur, alors que Sakaichi en faisait de même, en armant simplement ses poings. Avec une vitesse ahurissante, les deux adversaires frappèrent chacun avec un direct du droit, suivi d'un direct du gauche. Pour les deux cas, leurs poings s'entrechoquèrent, et les impacts provoquèrent des secousses autant dans les airs que sur la terre, en même temps qu'une onde de choc, et un bruit de détonation. Ni l'un, ni l'autre, ne flanchèrent. Bien au contraire, ils continuèrent cet échange en poursuivant avec un plusieurs directs, leurs poings enchaînant les coups à une vitesse qui s'accroissait au fur et à mesure. A un tel point qu'au final, leur combat était insuivable, et que seuls les ondes produitent par leurs attaques répétées laissaient apercevoir leur déplacement dans les airs. Parce que oui, pendant qu'ils s'envoyaient de violentes frappes, ils se déplaçaient. La rage dont faisait preuve Sakaichi dans ses coups lui permit de faire reculer son adversaire au bout de quelques secondes, en l'emmenant alors s'écraser dans un building, qu'ils traversèrent tous les deux comme un couteau dans du beurre, le dos de mister M brisant les vitres sans qu'il n'y ait de véritables dégâts sur sa personne, et Sakaichi détruisant parfois des piliers comme du carton, après avoir raté sa cible de ses crochets. Il fallait avouer que le monstre savait se défendre, et porter des coups. Chaque impact faisait vibrer son corps. A la fois un plaisir, mais aussi une souffrance, puisque cela réveillait les courbatures subies à l'entraînement. Bien que ces dernières se faisaient vite anesthésiées par l'adrénaline grimpant en flèche, sous l'intensité de l'échange. Pourtant, chaque frappe qu'ils recevaient ne les faisait que peu broncher, comme s'ils étaient habitués, mais aussi, de par leur détermination. L'un voulait détruire un réseau criminel et démoniaque pour défendre la Terre, l'autre le protéger. Chacun avec ses raisons de se battre, et mais elles rentraient en collision. C'est justement ce qui les avait poussé à s'affronter.


Evidemment, ils ne se contentèrent pas de donner des coups de poings. Les pieds entraient aussi en jeu. Mais ce qui était sûr, c'est que les frappes s'enchaînaient fluidement, prouvant que les deux combattants avaient de l'entraînement, et qu'ils ne laissaient rien au "hasard". Notamment également par la manière qu'ils avaient à parer les coups. Souvent, Sakaichi usait de ses avants-bras pour encaisser puis repousser une attaque dans l'objectif de déstabiliser l'équilibre de son adversaire, tandis que ce dernier était plutôt du genre à esquiver puis à riposter lors d'une ouverture. Ils se rendaient coup pour coup. Là où Sakaichi arrivait à percer la défense de mister M avec un kick latéral droit dans les côtes, ce dernier reprenait aussitôt ses esprits, et enfonçait son poing gauche dans le foie du brun. Et ainsi de suite. Parfois, c'était un crochet qui arrivait à toucher, d'un comme de l'autre. Mais d'autres fois, leurs coups s'entrechoquaient et s'annulaient entre eux. Enfin, si on écartait les dégâts provoqués par ces derniers sur des centaines de mètres aux alentours. Il est vrai que ce n'était pas son point fort, de préserver le décor. Mais en même temps, il s'était assuré qu'il n'y ait plus personne. Alors, il pouvait "s'amuser".


Une bonne trentaine de minutes passèrent durant lesquelles aucun lâcha l'échange, mais ce fut un tibia contre tibia qui les sépara de quelques mètres à la suite de l'impact plus puissant, de loin, qu'une explosion de grenade. Toujours en garde, ils prirent le temps de stabiliser leur respiration, bien qu'ils n'étaient pas essouflés. Cela sans pour autant se perdre de vue, bien évidemment. Sakaichi pouvait sentir ses mains brûler, notamment à cause de la boule d'énergie dans laquelle il les avait plongé plutôt. Ce qui était un désavantage certes, mais loin d'être suffisant comme pour l'empêcher de rivaliser convenablement. En parallèle, il était blessé à l'arcade, et cet échange l'avait égratiné par endroits. Tout comme pour son adversaire.


- Je dois avouer que tu te bats bien, gamin. A ce rythme, ni toi, ni moi, on sortira vainqueurs. Mais pour ma part, j'ai encore quelques atouts sous ma manche.


- Ce n'était que l'entrée. J'ai suffisamment gagné de temps comme pour pouvoir évacuer la majorité des civils. Dorénavant, je vais pouvoir pleinement me concentrer sur ce combat.


Le monstre ricana silencieusement, en esquissant un sourire, tandis que Sakaichi resta sérieux. Toutes ces minutes gagnées avaient permis à la ville d'évacuer, et de s'éloigner le plus loin possible de leur position. Bien que les ondes de choc produites par leurs coups pouvaient se faire ressentir à des kilomètres à la ronde.


- Je vois. Il va falloir sortir le grand jeu, en ce cas. 


- Trêve de bavardages. Allons-y.


Allons-y ? Oui, "allons-y". Il était temps de se mettre au sérieux, et d'user de leurs véritables formes. Les deux guerriers se mirent dans une position quasiment similaire, celle de presque tout être se préparant à chaquer son ki. Leurs regards restant ancrés, leur attention se riva dorénavant sur leur propre être. Inspirant profondément, toujours en synchronisation, ils fermèrent les yeux quelques instants, avant d'expirer. A la suite de cela, ils se contractèrent, et inspirèrent de nouveau. Ce fut à cet instant précis que leurs énergies respectives, telles des flammes alimentées par de l'essence, jaillirent de leurs corps sous forme de gigantesques auras. Pour l'Hayabusa, elle était d'un bleu rassurant. Pour mister M, elle était d'un noir effrayant.


- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !


- OOAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !


Simultanément, leur ki grimpa en flèche, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur, pendant que leurs rugissements se mélangeaient au bruit produit par leur surchargement d'énergie. Hurler permettait de faire ressortir ce qu'on avait à l'intérieur de soi, et de n'y laisser aucune miette. On appelait cela le "kia", dans les arts martiaux. Entre autres, faire crier son ki, et la rage intérieure. La rage combative qui offrait cette bestialité dans un combat, et de laquelle ils se servaient pour accroître leurs forces de façon exponentielle. Ce n'était pas qu'un léger boost de puissance, mais bel et bien une multiplication par deux de leurs énergies. Les conséquences sur l'environnement étaient choquantes. Des buildings entiers se mettaient à chuter, puis à se cogner les uns contre les autres, dans un bruit de fracas à grande échelle. L'air était perturbé à tel point que des lames de vent se formaient, et étaient éjectées dans toutes les directions, à tel point que le sol, et certains immeubles, se voyaient imprimés d'une gigantesque balafre. Sakaichi voulait protéger son peuple à n'importe quel prix, et mister M en tirer un immense profit, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à prendre. Le brun n'allait pas laisser passer ça. Il avait vu assez d'horreur pour ces derniers jours. Toutes ces personnes affolées, entrain de courir. Tous ces gens entrain de crier, de pleurer. Ces femmes, ces petits garçons, ces petits filles. Et cela, à cause de quoi ? De monstres malfaisants aux sourires pervers, malsains, affamés de sang. Qu'avaient-ils demandé pour subir tout cela ? Non. Dorénavant, ça en était assez. "Moi, Sakaichi Hayabusa, je vous anéantirai tous... JUSQU'AU DERNIER". A cette violente pensée, les pupilles de Sakaichi disparurent pour ne laisser que le blanc de ses yeux. Une veine parcourut soudainement son front, et son hurlement de rage... que dis-je ? De haine, surpassa celui de son adversaire. Son aura passa d'un bleu cyan et épuré, à un bleu azur et extrêmement dense. Cela tout en prenant des proporitions phénoménales. Sa puissance, autant physique que énergétique, venait tout juste de doubler.


Quant à mister M, cela fut pareil. Son noir passa à un rouge plus foncé et dense. Cependant, il lui manquait quelque chose. Il lui manquait la hargne, la rage. Ses raisons étaient mal intentionnées. Son coeur n'était pas pur. Alors, il n'y avait pas cette motivation, cette rage primitive, à utiliser pour faire accroître, ne serait-ce que légèrement, sa force. C'était en cela que Sakaichi le surpassait. Et c'était avec cela qu'il allait le vaincre. Le brun en était convaincu. Soudainement, Sakaichi se projeta avec son ki vers son adversaire, et lui asséna un violent coup de poing direct du droit en pleine figure. Le visage de M fut écrasé sous le choc, sa salivant se dégageant de sa bouche en conséquence, et il fut envoyé rectilignement valser vers un bâtiment, qu'il parcourut en rencontrant les murs, et parfois quelques bureaux, en guise d'obstacles, avant de s'encastrer dans le sol. 


Mais de très près, volant en se servant de son ki comme de réacteurs, Sakaichi suivit son parcours pour ne pas lui laisser un seul petit moment de répit. A peine le dos du monstre s'imprima dans le sol, que l'Hayabusa renchérit avec un coup de genou du droit chargé pendant le vol, en plein abdomen. Ce qui lui permit de former, avec le corps de son adversaire, un cratère de plusieurs centaines de mètres tout autour de lui. Et ce n'était qu'un début. Il n'avait pas encore terminé de creuser. En effet, à la suite de ce coup, il abattit son poing gauche, en crochet, dans la mâchoire de son adversaire qui, bien qu'enfoncé dans le sol, fut projeté sur la droite en râclant ce dernier. A la suite de quoi, Sakaichi, toujours sous l'effet d'une immense colère, hurla de rage tout en chargeant de multiples boules de ki dans ses mains, qu'il balança l'une à la suite de l'autre en allant de plus en plus vite, en direction de son adversaire. Les multiples gigantesques explosions formèrent d'autres trous dans le cratère lui-même, et envahirent sa cible, qui subit sans pouvoir y faire quoi que ce soit, dépassé par les événements. Au bout d'une trentaine de secondes passées à le canarder, l'Hayabusa se posa sur le sol, ou ce qu'il en restait, tout en reprenant son souffle. Bien qu'en ayant les yeux rivés vers l'épais nuage de poussière qui s'était soulevé à la suite de ses attaques énergétiques. Etait-ce fini pour mister M, ou allait-il réussir à revenir à la charge ? Habituellement, c'était difficile à dire. Mais pourquoi Sakaichi, pas tellement, étant donné ses capacités de perception avancées. Un moment passa avant que le nuage ne se dissipe entièrement. Celui-ci dévoila, comme prévu, mister M, encore conscient, mais dans un piteux état. Plusieurs balafres parcouraient sa peau égratinée, et son sang d'une particulière teinte en découlait abondamment.


- Bon sang... Je n'aurai jamais imaginé recevoir une râclée d'un gamin. Mais c'est loin d'être fini, crois-moi...


Même dans son état, mister M arrivait encore à étirer un sourire moqueur sur le coin de ses lèvres. Fronçant les sourcils, l'Hayabusa ne perdit pas son sérieux et sa concentration, mais se demandait ce qu'il pouvait être encore entrain de magouiller. 


- Tu vas voir de quel bois je me chauffe ! s'exclama le monstre.


Mister M chargea son ki dans son poing droit, et s'élança alors sur Sakaichi avec une projection énergétique. Ce dernier, haussant les sourcils sous la surprise, comprit son manège, mais n'avait d'autre choix que de lui rentrer également dedans. Au dernier moment, alors que la collision s'apprêtait à se faire, l'Hayabusa concentra lui aussi son énergie dans son bras droit, et d'un mouvement de rotation du bassin et du buste, envoya un puissant direct du droit pour faire face à celui de son adversaire. A l'instant de l'impact, deux puissants vagues d'énergies apparurent. L'une était rouge, se dégageant du poing de notre protagoniste, et l'autre était noire, provenant du monstre. Les deux furent alors plongés dans les vagues ennemis, et leurs poings exerçaient chacun une pression sur l'autre. Ils étaient entré dans un jeu de force. Même si M avait été amoché précédemment, il n'en était pas moins fort. Plissant le nez, le brun tenta d'user des dernières ressources de sa colère pour remporter la victoire, allant jusqu'à serrer les dents pour s'accrocher, alors que son adversaire en tirait d'ores et déjà une grimace. 


- Tu ne vas pas l'emporter ! dit-il avec une voix plus rauque que d'habitude, de par l'effort employé pour maintenir la pression, et même tenter de la renverser à son avantage.


- Je t'ai dit que ce n'était pas encore fini... rétorqua le monstre.


Doucement, le brun arrivait à prendre le dessus. Cela se voyait à la manière avec laquelle le corps, encore en l'air, de mister M reculait lentement, en extension de son poing. Leurs muscles étaient contractés comme jamais ils ne l'avaient été. Les quelques plaies de chacun se rouvraient davantage pour faire s'écouler du sang, et Sakaichi en avait une marée sur le côté droit du visage, à cause de sa blessure à l'arcade. Pourtant, il n'était pas prêt de lâcher. Pas si près du but, et pas après ce qu'il avait fait. Puis, à son étonnement, lui revint à l'esprit l'image de cette femme, à la robe rouge. Il avait complètement oublié son existence, mais en y réfléchissant, il était vrai qu'il avait émis une hypothèse presque sûre sur sa véritable nature. Tentant de sentir sa présence aux alentours, il réussit à la capter, sans pour autant lâcher prise. Quand soudain...
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Sakaichi Hayabusa

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Les démons ne sont pas toujours ceux que l'on croit [MISSION SOLO] Empty
MessageSujet: Re: Les démons ne sont pas toujours ceux que l'on croit [MISSION SOLO]   Les démons ne sont pas toujours ceux que l'on croit [MISSION SOLO] Icon_minitimeVen Avr 12, 2019 8:13 pm

HELENE !


A cet appel, cette même femme, à l'allure démoniaque cette fois-ci, sortit de sa cachette. Ne perdant pas de temps, elle usa d'incantantions, avec lesquelles elle faisait des mouvements de main étranges. Au bout de son rituel, elle tendit les bras, et mister M se vit poser un sceau sur le cou, et ce dernier, dont la musculature venait tout juste de gonfler, comme si de rien était, arriva à reprendre le dessus sur un Sakaichi qui, bien que téméraire, n'arrivait plus tellement à tenir tête. Pourtant, la douleur était grande. Il avait l'impression de sentir ses muscles se déchirer, à mesure qu'il se faisait reculer, les pieds encore ancrés au sol, et frottant contre ce dernier, et contre son gré. Ricanant pleinement, dorénavant satisfait et conquis par un plaisir de domination, M se permit de faire un commentaire, à un tel point il semblait à l'aise dans la situation.


Et bien alors ? Qu'est-ce qu'il t'arrive, hein ?


Dans l'esprit de Sakaichi, une pause se marqua. Comme si l'espace et le temps s'étaient arrêtées, et qu'il était seul, face à lui-même, face à sa faiblesse, et face à son imprudence. Comme s'il se confrontait, et qu'il ne lui restait plus qu'à s'apitoyer sur son sort, les paroles de M résonnant en écho dans sa boîte crânienne. "Qu'est-ce qu'il t'arrive, hein ?" en boucle. Encore, encore, et encore. Mais il avait raison. Qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Allait-il s'en arrêter là ? Stopper tout ce pourquoi il s'était entraîné, battu, corps et âme ? 


"A la guerre, un soldat se bat pour protéger l'Humanité. Coûte que coûte."

Rouvrant les yeux, une lueur d'espoir et de détermination ressortit à travers son regard ancré dans celui de son adversaire. Par sa volonté, Sakaichi repoussa les limites de son corps à nouveau. Il était tout bonnement impossible qu'il se laisse tuer sans avoir tout donné au préalable. Impossible. Fermant son poing gauche, le jeune homme envoya le restant de son énergie dans son bras gauche, pendant que son corps entier se surmenait à contenir l'attaque adverse, ses pieds s'enfonçant même dans le sol.


Je vais te faire disparaître, et t'envoyer dans le néant.


Dans un dernier hurlement de rage, alors que la souffrance parcourait son corps entier, l'Hayabusa, déterminé, tenta le tout pour le tout dans une ultime frappe. Levant son bras gauche, son poing se fraya un passage dans l'air dans un mouvement latéral et impacta aussitôt l'abdomen du monstre, surpris par cela. Une nouvelle vague d'énergie en jaillit, et elle entra en coallition avec celle d'ores et déjà présente.


Atsuryoku Ken ! dit-il en élevant la voix pour se donner davantage de courage, et pour offrir une poussée encore plus impressionnante à son coup.


Beaucoup trop surchargé, le sceau d'Helene se brisa sous l'importante et abondante quantité d'énergie attaquant le corps de son semblable, et cela réduit à l'échec toute potentielle tentative de résistance, le soumettant ainsi à se faire littéralement avaler par l'énergie de Sakaichi qui, en quelques instants, le ramena à l'état de poussière. Et ce, sans même qu'il ait véritablement le temps de s'en rendre compte. 

Les multiples vagues de ki se dissipèrent au bout d'un moment. Le brun retomba sur un genou, mais sut rester conscient malgré l'effort. Quelque peu amoché, il inspira et expira profondément, à de nombreuses reprises, afin de stabiliser son souffle. En parallèle, il regardait, du coin de son oeil, la femme qui était à l'origine du boost de puissance de mister M. Aucune chance qu'il la laisse s'en sortir comme ça.


Je... je pense qu'on peut trouver un accord. Tu sais, mes services peuvent t'être vraiment utiles ! Je peux... t'aider à te battre, par exemple ?


Sans un mot, l'homme se redressa calmement. Sa chevelure, en bataille, cachait une partie de sa vue, et le peu d'émotions qui surgissaient de son visage n'étaient pas suffisantes pour déceler ce qu'il avait derrière la tête. Approchant alors d'Helene, ce n'est qu'après avoir raccourcit la distance les séparant presque complètement, cette dernière ne sachant pas quoi faire, qu'il lui répondit enfin.


Tes services, tu dis ?


- O... oui ! J'ai vraiment un tas d'atouts et de connaissances. Je suis sûr que je peux t'être utile ! surenchérit-elle pour tenter de convaincre l'Hayabusa, alors qu'une lueur d'espoir semblait naître pour elle. Esquissant alors un sourire charmeur, elle approcha son index du torse de Sakaichi, dans l'objectif de le poser dessus. Probablement pour le lui caresser.


En plus de cela... tu es plutôt mignon, tu s-...


N'ayant même pas le temps de terminer sa phrase, le guerrier lui attrapa le visage avec sa main. Non-seulement pour mettre de la distance, dans un premier temps, mais également pour la soulever à la force d'un seul bras.


- Je n'aime pas les personnes dans ton genre.


Sans lui laisser l'occasion de répondre, il abattit le crâne de la monstre contre le sol avec une violence telle que son sang gicla comme si on avait pressé une mandarine, et que sa tête s'y imprima. Elle était très probablement morte sur le coup.

Plissant les yeux sous la douleur ressentie à cause, pourtant, d'un moindre effort, l'homme qui s'était chargé de toute une organisation à lui tout seul en l'espace d'une soirée, décida de quitter les yeux après s'être assuré qu'Helene était morte. Selon lui, il n'y avait pas de pitié à avoir pour ce genre de rats, comme il les appelait. Puis, de toute façon, il n'était pas à la recherche d'un nouveau coéquipier. Et c'est ainsi qu'il quitta les yeux en se projetant dans les airs avec son ki, et en prenant son envol, non sans difficulté, en laissant derrière le quart si ce n'est la moitié d'une ville, rasée après son passage. Cependant, il n'y avait eu aucun mort. Du côté des terriens, du moins. C'était le plus important. Quelques buildings à reconstruire, ce n'était rien à côté des nombreuses vies qui avaient été mises en jeu. Maintenant qu'il savait cette organisation balayée, il avait la conscience tranquille, et il pourrait probablement prendre un peu de repos...
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Les démons ne sont pas toujours ceux que l'on croit [MISSION SOLO]

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